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La procuration au centre des attentions

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A deux semaines de la présidentielle, la peur d'une abstention record a mis le vote par procuration aux centre des attentions.

Des bulletins de vote dans une urne lors d'élections le 14 mars 2010 en France. (Photo Patrick Hertzog. AFP)
Publié le 06/04/2012 à 18h46

Cette année, le premier tour de l'élection présidentielle - qui aura lieu le 22 avril - tombe en plein milieu des vacances scolaires et fait redouter un record d'abstention. Pour éviter cet écueil, le gouvernement a dépensé un million d'euros dans une campagne de sensibilisation au vote par procuration. «Un million de dépliants et 100 000 affiches ont été envoyés dans les préfectures et les mairies» détaille Pierre-Henri Brandet, porte parole du ministère de l'Intérieur, chargé de l'organisation des élections. Cette sensibilisation s'est aussi déroulée sur le web via l'achat «d'espaces et de bannières» depuis le mois de février. L'investissement s'élève à un million d'euros et est «sensiblement comparable» à celui qui avait été fait lors de la campagne de 2007, selon le porte-parole de la place Beauvau.

A la question de savoir si l'élection aurait pu avoir lieu à un autre moment, Pierre-Henri Brandet explique que « d'après la Constitution, elle doit avoir lieu entre 20 et 35 jours avant la fin du mandat de l'actuel président dont la date est fixée au 15 mai à minuit». «Nous avions une autre possibilité de dates, mais les deux tours de l'élection seraient tombés pendant les vacances. On a voulu éviter ça ».

En pratique

La procuration permet à un électeur qui ne sera pas présent le jour du scrutin de déléguer son vote à une tierce personne. La demande peut se faire au commissariat, à la gendarmerie, au tribunal d'instance ou auprès des autorités

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