Une drôle de campagne, «plate et sans suspense», «terne», «à côté des vrais sujets», «une campagne-show». La plupart des correspondants de la presse étrangère installés à Paris jugent sévèrement la teneur du débat présidentiel. Ainsi Alberto Toscano, journaliste et écrivain italien vivant en France depuis vingt-cinq ans, qui déplore «un manque de débat et une campagne un peu surréaliste», ponctuée par «des boutades et propositions un peu grotesques». «Le spectacle domine tout, regrette-t-il. Et le lecteur italien suit le spectacle !» Pour le correspondant du quotidien britannique The Times, on assiste aussi à «une campagne sans thème, ou plutôt avec trop de thèmes qui changent tout le temps. Vu de l'extérieur, les candidats esquivent les principaux sujets : l'économie, notamment le coût du travail, et l'Europe». D'autres citent aussi la réduction des déficits publics, la politique étrangère, la banlieue, alors que des dossiers comme l'immigration et le communautarisme ont été surtraités à leurs yeux. «Le débat sur le halal et le fait que Sarkozy, après Marine Le Pen, s'en saisisse, a choqué les Anglais, habitués à leur approche multiculturaliste», raconte Angelique Chrisafis, correspondante à Paris pour le Guardian (centre gauche) depuis 2006. De même, Maria Laura Avignolo, correspondante du journal argentin Clarín, qui prépare un article sur le vote ouvrier en faveur de Marine Le Pen,
De l’étranger, une bien étrange campagne
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Les correspondants de presse critiquent la faiblesse du débat politique. Et sont intrigués par Jean-Luc Mélenchon.
Publié le 09/04/2012 à 21h56
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