La rédaction de Libération posa plusieurs fois la question, sous diverses formes, sur différents tons. Comment expliquer que la campagne de François Hollande ne suscite pas l'élan et l'enthousiasme qui entourèrent celle de François Mitterrand en 1981 ou, aujourd'hui, celle de Jean-Luc Mélenchon ? Pourquoi manque-t-il cette étincelle qui enflamme les électeurs et écarterait définitivement l'idée que la présidentielle 2012 est plate, ennuyeuse, technique ? Réponse : «Je ne vous demande pas de m'épouser. […] Je ne suis pas dans une campagne pour créer de la joie, simplement. J'ai une responsabilité supérieure à celle-là.» A aucun moment, François Hollande n'a dévié de cette ligne, assumée avec une grande sérénité. Sortir du rapport «égotiste» et «psycho-psychiatrique» au pouvoir, au narcissisme étalé en place publique, au spectacle des «états d'âme» qui furent l'une des facettes de l'hyperprésidence sarkozyste. Rompre avec la politique de la promesse intenable qui, longtemps, caractérisa les socialistes en campagne électorale… avant le grand virage «réaliste», nécessairement déceptif, lié à l'exercice du pouvoir. Ce double langage, qui fit tant de mal à la gauche de gouvernement et à la politique au sens large, n'étant que le reflet du malaise idéologique jamais tranché par le PS qui a toujours eu la social-démocratie honteuse et inavouée. Sur ce plan, désormais, Hollande met cartes sur tables et assume. Une clarification qui, une fo
EDITORIAL
Sérénité
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Publié le 12/04/2012 à 22h36
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