Il nous fit grand plaisir, l'autre matin, passant devant un kiosque à journaux, de découvrir Jour de France, qui titrait, sur une photo de Nicolas Sarkozy : « L'incroyable retour ». Ce double retour nous avait totalement échappé. Autant la résurrection du magnifique magazine, que l'on croyait enterré avec Marcel Dassault, que le come-back du Bien-aimé Président.
Manipulés par les sondages donnant dix points de retard pour Sarko au second tour, nous le pensions mal parti. Erreur. Certes, Jour de France avait titré en décembre : « Albert et Charlène : Monaco attend le bébé. » Et Monaco attend toujours. Mais si cette une magique, dépassant en objectivité celles du Figaro, avait raison ? Hélas, dès le lendemain, elle avait disparu du kiosque. Depuis, on s'interroge : retirée parce que trop prémonitoire?
Car la vérité a parfois du mal à s'imposer, et nous rappellerons à nos plus jeunes lecteurs, qui ne twittaient pas encore au XVIe siècle, que Magellan a eu du mal à faire avaler sa blague selon laquelle la terre est ronde. Jour de France peut donc être en avance sur tout le monde. Pour une raison simple : parfois, le boxeur qu'on croyait K.O. se relève et claque un bourre-pif définitif à son adversaire qui levait déjà les bras. Voilà la crainte de François Hollande: que l'euphorie de la victoire promise se retourne contre lui.
D'autant que le favori des sondages a un autre souci : le peu d'engouement qu'il suscite, m




