Tenir les digues. Pour l'heure, la pression vient davantage des sympathisants de l'UMP que de ses élus et de ses cadres. Mais le sondage OpinionWay (1) que publient les Echos va affoler certains députés craignant pour leur réélection et conforter les partisans d'un rapprochement avec le Front national. Selon cette enquête, 64% des électeurs de Nicolas Sarkozy sont favorables à un accord entre l'UMP et le parti d'extrême droite avant les élections législatives des 10 et 17 juin. A l'inverse, 64% des Français interrogés sont hostiles à un tel accord. Quant aux électeurs frontistes, «seuls» 59% d'entre eux souhaitent un rapprochement de leur formation avec celle du chef de l'Etat.
«Stupides». A l'UMP, les calculettes ont chauffé depuis dimanche soir pour établir l'impact sur les législatives de la percée de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle. Résultat, si l'on calque le résultat du FN le 22 avril, l'extrême droite est en mesure de se maintenir dans environ 350 circonscriptions… En clair, par le jeu des triangulaires et/ou de la marginalisation du candidat UMP par celui du Front national dans certaines circonscriptions, un désastre électoral potentiel se profile pour l'actuelle majorité.
Mais pour l'heure, silence dans les rangs ! Priorité au second tour. Alors que certains s'interrogent déjà à voix basse sur le fameux «front républicain» destiné à faire barrage au FN, seule la sénatrice de Paris, Chantal Jouanno, a mis les pieds dans le p




