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Pour Guéant : «aucune contrepartie»

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Fin 2007, les députés questionnaient les proches du dossier sur la libération des infirmières.

Publié le 01/05/2012 à 22h16

Ont-ils menti devant la commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur les conditions de libération des infirmières bulgares ? Entendus par les députés, fin 2007, les plus proches conseillers et ministres de Nicolas Sarkozy ont tous affirmé l’absence de lien avec la signature d’un accord nucléaire et militaire. Des déclarations qui sonnent aujourd’hui bien faux.

«Avons-nous lié la libération des infirmières et la signature des accords ? Non. On ne peut pas le dire comme cela, affirme en novembre 2007 Jean-David Levitte, conseiller diplomatique de Sarkozy. Ce que le Président a fait, en revanche […], c'est de refuser d'aller en Libye aussi longtemps que les infirmières ne seraient pas libérées et rentrées chez elles.» Si des signatures ont eu lieu, justifie-t-il, c'est que le travail diplomatique «normal» ne s'est pas interrompu pendant cette période. «Il y avait un lien, mais dans le sens opposé de celui que vous pensez, poursuit Levitte. Le président de la République avait dit : "Pas de visite sans libération."»

«Il n'y a eu aucune contrepartie, je l'ai déjà dit et je le répète, affirme également Claude Guéant, entendu en décembre 2007. La France n'a pas déboursé un centime. La France n'a pas conclu le moindre contrat pendant les discussions sur la libération des infirmières et du médecin […]. J'affirme d'ailleurs que, durant les journées du 22 au 24 juillet, aucun des accords susceptibles d'être conclus à l

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