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Analyse

Dérive à l’UMP, des rêves au PS

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La gauche a désormais la possibilité d’installer sa politique dans la durée.

Publié le 07/05/2012 à 0h06

Un quinquennat et puis s'en va… Après Valéry Giscard d'Estaing en 1981, Nicolas Sarkozy est le deuxième président de la République sortant à ne pas être reconduit pour un second mandat. Défaite électorale pour la droite, déroute morale pour le candidat UMP. Celui qui l'avait emporté en 2007 en se posant en «réformateur» bourré d'énergie a sombré, dès 2009, dans une impopularité record. Mais il restera dans l'Histoire comme le chef de l'Etat n'ayant pas hésité à fouler aux pieds de grandes valeurs républicaines pour tenter de se faire réélire avec une campagne aux relents d'extrême droite.

Signe de cette dérive plus ou moins consciente, il a reconnu hier soir sa défaite en saluant en ses partisans «la France éternelle», chère à l'écrivain nationaliste Maurice Barrès. Dans son intervention, pleine de pathos, il n'a pas affirmé catégoriquement qu'il se retirait de la vie politique, comme il l'avait affirmé au début de sa campagne. «Je porte toute la responsabilité de cette défaite», a-t-il lancé. Avant d'ajouter : «Mon engagement dans la vie de mon pays sera désormais différent.»

Seule certitude pour l’heure, il ne conduira pas la bataille des législatives en juin. Mais son parti, l’UMP, va devoir serrer les rangs pour éviter l’implosion. Il est aujourd’hui tiraillé entre les ex-gaullistes, les centristes - qui ne se sont pas reconnus dans la stratégie droitière du chef de l’Etat sortant, inspirée par son conseiller Patrick Buisson -, et s

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