Il va bientôt dépasser les cent heures d’audition. Un chiffre qu’il a lancé à la tête des juges lors de sa dernière entrevue avec eux le 24 avril. Dès aujourd’hui, l’intermédiaire en armement Ziad Takieddine est de nouveau convoqué dans le bureau de Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke, chargés du volet financier de l’affaire Karachi. En clair, de déterminer si des commissions versées en marge de deux gros contrats d’armement avec le Pakistan - les sous-marins Agosta - et l’Arabie Saoudite - les frégates Sawari II - n’ont pas été détournées pour financer la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Et si Ziad Takieddine n’était pas le porteur de valises.
Liechtenstein. L'intermédiaire franco-libanais, déjà mis en examen pour recel d'abus de biens sociaux aggravé et faux témoignage en septembre 2011, puis une troisième fois le 24 avril pour blanchiment aggravé, devrait de nouveau être interrogé aujourd'hui sur des retraits en espèces effectués à l'étranger entre 1994 et 1996. «Le retour des commissions rogatoires à l'étranger a permis aux juges de mettre à jour des virements puis des retraits suspects sur des comptes au Liechtenstein, en Espagne et en Suisse, explique une source proche du dossier. Ces mouvements correspondent ensuite à des voyages de M. Takieddine à Genève.»
Les comptes concernés appartiennent à l'homme d'affaires Abdul Rahman el-Assir, soupçonné lui aussi d'avoir joué les intermédiaires. Par exemple, d'après l'enquête, un million




