Comme une façon de tourner très vite la page de la présidentielle et de mobiliser les troupes en vue des législatives. Depuis le 6 mai, la droite va de micro en micro répétant que sa défaite s'est jouée à rien. Certes, l'opinion de Maryse Joissains, députée-maire (UMP) d'Aix-en-Provence, qui a carrément estimé François Hollande «illégitime», est restée plutôt isolée. Mais la droite s'applique à distiller une petite musique qui vise à minorer tant sa défaite que la victoire socialiste. Installant l'idée que la gauche aurait gagné «par effraction» comme l'a dit Alain Minc, proche de Nicolas Sarkozy, dans un entretien au Monde où il avance que «le faible écart avec M. Hollande montre que la France n'est pas de gauche».
Les votes blancs. Ce discours avait démarré dès le 6 mai, avec un premier argument : le vote blanc. François Hollande n'aurait pas conquis la majorité absolue des Français, puisque près de 5,8% des bulletins ont été comptés blancs ou nuls. Que la situation ait été la même en 1995 pour l'élection de Chirac n'a pas empêché Jean-François Copé d'utiliser cette ficelle : «Parce que cet écart est très faible, il faudrait d'ailleurs décompter les votes blancs… Le message de Nicolas Sarkozy était sans doute beaucoup plus partagé qu'on ne le croit.» Sous-entendu, il faudrait compter ces votes blancs comme des votes Sarkozy cachés. Même argument de la part de Valérie Pécresse : «Hollande a été élu avec une mi




