Vendredi matin à 9 h 30, dans le salon Napoléon III de l'Elysée, François Hollande a réuni pour la première fois ses 40 collaborateurs (29 hommes et 11 femmes). Ne manquait à l'appel que Bertrand Combes, le maire adjoint de Tulle, qui va rejoindre dans les prochains jours le palais avec pour mission d'entretenir le lien avec les élus locaux. C'était l'occasion pour le chef de l'Etat de faire connaissance avec certains visages qu'il n'avait encore jamais vus, mais surtout de préciser ce qu'il entendait faire de la machine élyséenne. Et de marteler les grands principes ainsi que les petites innovations (lire page ci-contre) de sa présidence normale.
«Délibération». Par «normale», il faut comprendre un retour à l'esprit et la lettre de la Ve République. En clair, un Président qui fixe les grandes orientations et un Premier ministre qui ne serait plus «un simple collaborateur», mais conduirait effectivement la politique du gouvernement. Ce n'est pas le moindre des paradoxes de voir un président socialiste faire une leçon de gaullisme à son prédécesseur. «Le rôle de l'Elysée n'est pas d'arbitrer tous les sujets intergouvernementaux, comme sous Nicolas Sarkozy, assure Pierre-René Lemas, le secrétaire général de l'Elysée. En revanche, on a un rôle de veille, d'alerte, d'impulsion et de proposition. On est en charge du temps long, tandis que Matignon gère le temps court. Dans cette répartition des rôles, le Conseil des minist




