François Hollande et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, reçoivent ce lundi l’intersyndicale des ouvriers d’ArcelorMittal de Florange. Edouard Martin, délégué CFDT et porte-parole emblématique des ouvriers, en attend beaucoup.
Qu’allez-vous dire au Président et à son ministre du Redressement productif ?
Nous allons leur dire que Mittal a vraisemblablement déjà fait l'impasse sur le site de Florange. Ce que Mittal veut, c'est non seulement condamner Florange, mais aussi démanteler l'outil de production pour qu'il ne tombe pas dans les mains d'un concurrent potentiel, de manière à réduire l'offre et à maintenir les prix les plus élevés possibles. Pour Mittal, Florange n'est plus stratégique.
Il y a quatre ou cinq ans, la politique du groupe était de chercher « la moindre tonne disponible ». Il y a dix jours, en réunion du comité d’entreprise européen, le groupe ArcelorMittal nous a annoncé que, désormais, leur stratégie était d’aller chercher les tonnes les plus profitables. Nous craignons une fermeture sinon définitive, en tout cas partielle du site et ce dans un délai très court, en 2012 ou en 2013.
Quelles annonces espérez-vous de la part de l’exécutif?
Soit le gouvernement a obtenu de la direction de Mittal l’assurance d’un redémarrage des hauts fourneaux dès que le marché le permettra. On reconnaît aujourd’hui que la situation n’est pas propice à une production de masse, mais ça ne devrait pas empêcher ArcelorMittal de faire les investissements




