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portrait (archive)

Olivier Ferrand, poil à gratter

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Candidat PS dans les Bouches-du-Rhône, le sémillant président du think tank Terra Nova agace jusque dans son propre camp.

Olivier Ferrand, candidat PS dans les Bouches du Rhône, président du think tank Terra Nova. (Photo Frédéric Stucin pour Libération)
Publié le 03/06/2012 à 19h06

[Ce portrait est paru dans Libération le 4 juin dernier.]

Mais qu'est-ce qu'il les énerve… En le rencontrant, on scrute chaque phrase, chaque mimique pour comprendre. Olivier Ferrand est le président de la Fondation Terra Nova, un think tank suractif de gauche, proche du PS. Le visage est lisse, courtois, souriant. La chemise claire, toujours impeccable. Dans la circonscription des Bouches-du-Rhône où il se présente pour le Parti socialiste, on lui dit souvent qu'il ressemble à François Cluzet. Peut-être. La mèche mieux peignée et le regard moins fou, alors. Au PS, il inspire les médisants. Olivier Ferrand, 42 ans, suscite «envie et aigreur», confirme un ami. Un de ses proches parle même de «haine froide» : «Ils le détestent un peu dans le vide. C'est une énigme.» De banales jalousies ? «Parce qu'il a un côté beau gosse, intelligent, qui a réussi ?» analyse le même. Trop libéral, celui qui avait pris le sillage de DSK ? Trop médiatique ? On l'estampille «faiseur», «autosatisfait», «ambitieux». «Il faudrait qu'il joue moins perso», accuse un député PS,qui trouve que Terra Nova a trop servi à la promotion de son patron.

Stop. On arrête l'avalanche de critiques. Et si cette irritation n'était qu'un symptôme des pathologies du PS ? De sa difficulté à changer et à s'ouvrir. «Il a fait bouger les lignes, cela agace et énerve», observe l'un de ses premiers collaborateurs à Terra Nova. «Ma génération n'a connu que la cr

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