La gauche peut-elle perdre ? Pourquoi cette question, alors que notre sondage Viavoice, comme les dernières enquêtes d'opinion, indique que les Français devraient voter dimanche et le 17 juin en cohérence avec leur choix du 22 avril et du 6 mai ? Parce qu'il flotte sur la campagne législative un étrange parfum, comme ce fut le cas pour la campagne présidentielle. Les Français s'ennuyaient, pensait-on. Ils ont voté finalement en masse. Bis repetita placent ? Il est possible que cette divine surprise citoyenne se réalise deux fois de suite. Possible mais pas certain. Car ce drôle de parfum persistant a un nom : l'antisarkozysme. Il a donné à la présidentielle un faux air de référendum contre le président sortant. Sa quasi-retraite laisse une droite sans chef et sans axe, mais aussi une gauche sans punching-ball. Son absence accentue la dimension locale d'un scrutin pourtant national. Nombre de députés UMP espèrent passer entre les gouttes de l'antisarkozysme. C'est le paradoxe du vote de dimanche : les enjeux nationaux majeurs (majorité large ou relative pour la gauche, présence significative ou pas de députés écologistes, rapport de force à la gauche du PS, survivance du centre, axe de gravité de l'UMP et, surtout, enracinement d'un fort vote d'extrême droite…) sont minorés alors qu'ils sont cruciaux. Le paysage politique qui sortira du scrutin variera profondément en fonction du niveau d'abstention. Et quelle que soit la couleur de l'Hémicycle le 17 juin, même en ca
EDITORIAL
Parfum
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ParPaul Quinio
Publié le 04/06/2012 à 23h06
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