Ils seront les nouveaux visages de la prochaine Assemblée. En costume cravate ou veste de tailleur, peut-être, mais sans calvitie. De quoi bousculer le profil type du député moyen : un notable mâle, blanc et sexagénaire. Audrey Linkenheld (Nord), Gwendal Rouillard (Morbihan), Pouria Amirshahi (Français de l'étranger), Barbara Romagnan (Doubs). Leurs noms ne disent encore rien au grand public. Engagés dans des circonscriptions a priori gagnables, ils ont passé l'étape de l'investiture PS et ont gravi les échelons locaux : de la section au mandat en mairie ou en région. A la force du poignet. «Ceux qui ont fait leur chemin n'ont pas attendu qu'on les nomme quelque part», constate Matthias Fekl, candidat dans le Lot-et-Garonne. Pas nées de la dernière pluie, les jeunes pousses. Christophe Borgel, «monsieur élections» à Solférino, mise sur «une trentaine de députés de moins de 40 ans au groupe PS». Pas encore un tsunami de jeunes. Mais un effort de renouvellement. «Il n'y a pas de hasard là-dedans. On repère les jeunes au sein des exécutifs locaux ou au conseil national [le parlement du PS, ndlr], on protège les places réservées pour la parité et la diversité, on engage un dialogue dans les fédés», développe Borgel. La probable victoire de la gauche le 17 juin va de toute façon créer un appel d'air.
«Cliché». Quinze ans après les «bébés Jospin», élus avec la vague rose de 1997 et dont certains (Manuel Valls, Vincent Pe




