Menu
Libération

Bettencourt : l’heure des confrontations

Réservé aux abonnés

Affaire. Patrice de Maistre fait face, aujourd’hui à Bordeaux, aux autres employés de la milliardaire.

Claire Thibout à son arrivée le 14 septembre 2011 au palais de justice de Bordeaux. (Photo Pierre Andrieu. AFP)
Publié le 07/06/2012 à 22h26

Aucune confrontation n'a jamais été organisée à Bordeaux dans les multiples dossiers Bettencourt. Quatre vont se dérouler aujourd'hui. Mis en examen pour «abus de faiblesse, abus de biens sociaux et escroquerie aggravée» et écroué depuis le 23 mars, Patrice de Maistre, l'ex-gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal, doit être confronté à quatre anciens employés de la famille Bettencourt. Le juge cherche à déterminer si la milliardaire a financé illégalement la campagne de Sarkozy en 2007, via son ancien homme de confiance. Le face-à-face avec Claire Thibout, ex-comptable de la famille, est le plus important.

Carnets. A l'issue de leur dernière confrontation à l'été 2010, alors que le dossier était en enquête préliminaire à Nanterre sous la houlette du procureur Philippe Courroye, l'avocat de Patrice de Maistre avait jugé que «Mme Thibout, c'est un microphénomène». Depuis, l'ancien homme de confiance de la milliardaire a eu le temps de changer d'avis. Il a également pris un autre avocat.

Claire Thibout a toujours répété la même version : De Maistre lui a demandé 150 000 euros en janvier 2007 pour les remettre à Eric Woerth, trésorier de la campagne de Sarkozy. Elle ne lui en a donné que 50 000 euros. Les deux hommes se sont ensuite rencontrés dans un café. Elle avait tout consigné dans ses carnets, remis à la justice. «Claire Thibout répétera exactement la même chose [aujourd'hui], car c'est la pure vérité,

Dans la même rubrique