Présidentielle, troisième tour. Après la primaire socialiste à l’automne, et l’élection de François Hollande le 6 mai, ces élections législatives marquent la fin de la séquence politique majeure qui permet une fois tous les cinq ans de confier à la droite ou à la gauche la conduite des affaires du pays.
Le second tour de la présidentielle proposait un choix binaire : alternance ou continuité. Le premier tour des législatives, dimanche, avec ses 577 circonscriptions et ses 6 611 candidats, n’est pas un simple vote de confirmation de la présidentielle. Il va dessiner les contours de la prochaine majorité, ce qui ne sera pas sans incidence sur les choix gouvernementaux.
Mais au-delà de cette arithmétique parlementaire, c’est la donne politique des cinq prochaines années qui se dessine. Le PS sera-t-il hégémonique ou obligé de composer avec ses alliés ? Sur quel champ de ruines la droite va-t-elle se reconstruire ? Le centrisme a-t-il disparu sur l’autel de la bipolarisation ? Quel est le vrai pouvoir de nuisance du FN ? Dimanche, la carte qui sortira des urnes ébauchera un nouveau paysage politique.
Le taux d’abstention, clé du second tour
Premier enjeu, et non des moindres : le taux de participation. Si l’on écarte l’élection à la proportionnelle (donc à un tour) de 1986, depuis trente ans l’abstention dépasse toujours les 30 %, avec un record de 39,5 % en 2007. Cette particularité d’une mobilisation plus faible qu’à la présidentielle a une première conséquence :




