Après la primaire socialiste, la présidentielle et finalement des législatives, certains citoyens auront vécu une élection à six tours ! Un record et, peut-être, une explication à l’atmosphère ouatée, vaporeuse qui s’est installée dans le pays au moment de franchir, ce dimanche et dimanche prochain, les deux dernières haies.
Celles-ci sont pourtant cruciales. Si la logique des institutions veut qu'un président élu dispose d'une majorité pour mettre en œuvre son programme, ce sont, in fine, les citoyens qui en décident. Espérons, déjà, qu'ils seront nombreux à participer à cet ultime rendez-vous démocratique de 2012. Espérons aussi qu'ils donneront les moyens d'action législatifs les plus larges, les plus puissants possible à un gouvernement qui, depuis un mois, ne peut que manier les symboles et les décrets alors que la zone euro est en feu, le chômage en hausse et l'économie en panne. Sur tous ces sujets, il y a urgence à agir. Et tout simplement à savoir, par-delà les propositions de François Hollande que les ministres répètent en boucle dans les interviews, comment l'exécutif compte faire pour réduire dettes et déficits ; quelles dépenses seront rabotées, dans quelles proportions, dans quels secteurs publics ; quels moyens seront mis en œuvre pour relancer le marché de l'emploi ; de quelle ampleur sera la réforme fiscale ; par quels moyens la croissance sera relancée à l'échelle européenne…
La liste pourrait se poursuivre à l’infini. Encore deux tours pour




