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Libération

La success story de Stéphane Courbit en eaux troubles

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Le producteur de télévision a construit son holding en partie grâce à ses relations avec la Sarkozie.

Publié le 11/06/2012 à 21h26

L'année 2012 ne porte pas chance à Stéphane Courbit. En février, il a vu son yacht (le Yogi, un bateau de 50 mètres) couler en mer Egée, ses affaires perdent de l'argent et le voilà en garde à vue, soupçonné d'avoir fait les poches à Liliane Bettencourt. Parce que la milliardaire a investi 143 millions dans son holding, il risque une mise en examen pour «abus de faiblesse», comme François-Marie Banier. Alors que lui n'a vu l'héritière de L'Oréal que deux fois dans sa vie, et, selon ses dires, même pas pour discuter argent (lire ci-contre).

Pendant longtemps, Stéphane Courbit a été surnommé «le petit prince de la télé-réalité». Parti de rien, ce simple stagiaire d'une émission de Christophe Dechavanne dans les années 90 est devenu, en 2000, le président et principal actionnaire d'Endemol France, le groupe qui a importé la télé-réalité dans l'Hexagone. Dès 2001, il est à l'origine de Loft Story sur M6, puis approvisionne pendant cinq ans TF1 en émissions du même acabit. En 2007, Courbit revend ses parts à l'espagnol Telefonica et devient multimillionnaire. Il crée alors son holding particulier, LOV Group, qui reprend les initiales de ses trois enfants, Lila, Oscar et Vanille. Et décide d'investir dans de multiples activités : jeux en ligne, production audiovisuelle, distribution d'électricité avec Direct Energie (qui fusionne en 2011 avec Poweo). Il est propriétaire d'hôtels de luxe à Courchevel et Saint-Tropez.

Fouquet's. Cou

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