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La relève d’EE-LV prête à se faire une place

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Parmi les 15 à 17 sièges que le parti espère obtenir à l’Assemblée, des nouveaux profils se font jour.

Publié le 15/06/2012 à 20h56

Dimanche soir une «mini-vague verte», selon l'expression de Cécile Duflot, pourrait déferler sur l'Assemblée nationale. Entre 15 et 17 députés devraient former le premier groupe Europe Ecologie-les Verts (EE-LV). Certes, le plus gros bataillon est issu des rangs verts pour partie rajeunis : Cécile Duflot, François de Rugy, Barbara Pompili, Sergio Coronado, Noël Mamère, Denis Baupin… Mais quelques profils sont plus divers.

Brigitte Allain, la rurale bovétiste

Bien partie en Dordogne, Brigitte Allain, âgée de 56 ans, est viticultrice et travaille avec son mari sur une exploitation de 40 hectares de céréales et 20 d'AOC Bergerac. Elle est aussi une militante syndicale depuis trente ans, dont cinq passés en tant que porte-parole nationale, puis locale, de la Confédération paysanne, au côté de José Bové. Elle s'engage «dans la bagarre» pour le non à la Constitution européenne en 2005 : «J'ai fait un débat à Sciences-Po, face à Delors, que je respecte profondément. Cela s'est bien passé car il avait peu d'argument pour le oui. C'était très surprenant», raconte-t-elle. A 50 ans, usée par la dureté du métier d'agricultrice, elle peine à trouver du travail après avoir passé son brevet d'animatrice de territoire rural. Coopératrice et non adhérente d'EE-LV, elle vient découvrir les exigences de la «culture de parti» avec son suppléant socialiste. Mais a battu la dissidente du PS. «Je veux être une députée issue du monde rural. Où

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