Valeurs communes ou pas valeurs communes ? Que les leaders de l'UMP le veuillent ou non, la question qui se pose à eux - qui ont désormais la responsabilité de reconstruire leur parti sur les ruines du sarkozysme - est assez simple : sont-ils xénophobes comme l'est Marine Le Pen ? En déclarant à propos de sa circonscription à l'imitateur Gérald Dahan «Je n'ai pas envie que ça devienne le Liban», Nadine Morano a apporté une réponse claire. Car c'est une chose de penser qu'il est nécessaire de maîtriser l'immigration, c'en est une autre de justifier son point de vue en ces termes. Comme l'ancienne ministre réclamait par ailleurs, pour éviter sa défaite, un rassemblement «le plus large possible» des droites et du centre, la question des alliances de l'UMP et du FN est bel et bien sur la table de Fillon et Copé. La défaite, pour la droite républicaine n'est donc pas qu'électorale, elle est intellectuelle et morale. Et Nicolas Sarkozy en est le premier responsable. La dérive de la fin de sa campagne présidentielle restera comme le symbole de ce renoncement républicain. Mais le travail que l'UMP doit effectuer est bien plus profond. Car la stratégie de Patrick Buisson a d'autant mieux pu prospérer qu'elle a conclu un quinquennat idéologiquement flasque, un jour humaniste, le lendemain réactionnaire, un jour social, le lendemain libéral. C'était le pragmatisme sarkozyste, encensé comme un remède à la crise. C'était en fait un terreau pour les idées extrémistes et
EDITORIAL
Flasque
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ParPaul Quinio
Publié le 19/06/2012 à 22h26
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