Le Palais-Bourbon, un repaire de retraités, de profs, de fonctionnaires ? Dans la précédente Assemblée, un petit tiers des 577 députés étaient fonctionnaires (174 personnes, toutes catégories confondues, dont 86 enseignants). Parmi ceux élus le 17 juin, cette proportion reste importante (185 sont dans la fonction publique, dont 88 dans l’enseignement, en comptant les retraités). Le secteur public est donc toujours bien représenté, y compris chez les néodéputés, dont 30 sont fonctionnaires de la catégorie A, comme Nathalie Chabanne, la tombeuse de François Bayrou dans les Pyrénées-Atlantiques, ou Jean-Marc Germain, le bras droit de Martine Aubry élu dans les Hauts-de-Seine.
Ces professions arrivent donc en tête. Mais ce décompte n’est pas définitif et ne correspond qu’à la déclaration de candidature des (futurs) élus auprès du ministère de l’Intérieur. Dans le hit-parade, on retrouve également 44 «permanents politiques» (une catégorie assez floue qui comprend aussi bien François de Rugy, député EE-LV qui vient de prendre la tête de son groupe, que l’ancien ministre UMP Eric Woerth, démissionné pour cause d’affaire Bettencourt). 38 personnes se déclarent cadres du privé.
Habitués des prétoires, 32 députés sont avocats (près d’un tiers est composé de petits nouveaux). Le plus médiatique d’entre eux est sans doute Gilbert Collard, spécialiste des effets de manche, fraîchement élu d’extrême droite dans le Gard.
Parmi les 32 membres des prestigieux «grands corps de l'Etat» r




