Depuis que Valérie T. a annoncé que rien ne la ferait bouger de Paris Match, alors qu'Audrey Pulvar a été exclue de toutes ses émissions de télé et de radio, une question taraude les consciences de nos concitoyens. Est-il féministe qu'une journaliste continue son métier alors que son compagnon est devenu président ou ministre ? Certes, cela ne sonne pas féministe de contraindre une femme à cesser de travailler, même provisoirement, du seul fait d'être en couple avec une certaine catégorie d'hommes, si particulière soit-elle. La solution féministe serait que le compagnon n'accepte pas le poste qu'on lui propose ou bien qu'ils se séparent le temps de son mandat pour ne pas nuire à la carrière de la femme.
Pourtant, ces journalistes qui se plaignent du sort machiste qu’on leur réserve ou qu’on voudrait leur réserver trouvent ces alternatives carrément impensables. Elles veulent continuer leur métier et leur relation avec ces hommes au pouvoir. Or, l’incompatibilité entre la situation privée et professionnelle dans laquelle se trouvent ces couples ne relève nullement du mépris que l’on vouerait aux femmes dans notre société, mais du rôle des médias dans les régimes démocratiques. Le fait pour une journaliste d’être en couple avec ce type d’homme la met dans une situation délicate parce qu’elle est censée être un contre-pouvoir au sien. Les journalistes sont les chiens de garde de la démocratie, leur mission essentielle étant de surveiller, de contrôler, de critiquer le g




