Au théâtre, les scènes d’exposition durent parfois longtemps. Elles permettent au public de connaître les personnages et de voir quelques fils de l’intrigue se nouer. Le minimum d’éléments nécessaires pour imaginer ce qui peut se passer après. La vie politique française en est là, depuis la présidentielle et les législatives. En apesanteur, travaillée par un suspense levé par bribes, au fil d’annonces partielles. Une brume savamment entretenue que le rapport de la Cour des comptes et le discours de politique générale devraient définitivement dissiper. Il est grand temps : une chose est de savoir que les temps sont et seront durs, une autre de mettre enfin les mots et les chiffres sur les choses. Tel est bien l’enjeu des jours à venir : créer les conditions d’un consensus sur l’état du pays et susciter l’adhésion, à défaut d’enthousiasme, quant au chemin qu’empruntera la France pendant le quinquennat. Quel équilibre entre rigueur et justice sociale ? Quelle dynamique de relance économique, au prix de quelles réformes du marché du travail ? Quel avenir pour le «modèle français», tellement décrié, mais irremplaçable quand il déploie ses fameux «amortisseurs» en temps de crise ? Aucune de ces questions n’a, pour l’instant, reçu la moindre réponse. Au président de la République et au Premier ministre d’entrer maintenant dans le vif du sujet, en toute transparence. Et en laissant de côté la communication politique, cette forme dégradée, infantilisante, de l’information des citoyen
EDITORIAL
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Publié le 01/07/2012 à 22h16
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