L’affaire Karachi lui laisse un peu de répit. Pour la première fois depuis sa mise en examen en septembre, l’intermédiaire en armement Ziad Takieddine, qui affirme avoir déjà passé plus de cent heures dans le bureau du juge Renaud Van Ruymbeke, est resté plus d’un mois sans être convoqué. Et voilà que son divorce avec Nicola Johnson le rattrape, encore une fois.
D'après nos informations, de nouveaux biens de l'homme d'affaires franco-libanais, dont le patrimoine s'élèverait à plus de 40 millions d'euros, ont été saisis début juin dans un garde-meuble du Val-de-Marne. Ce pourrait bien être les derniers : c'est là que Takieddine aurait entreposé en catimini les meubles, livres, tableaux de maîtres, photos d'art et sculptures qui lui restaient pour échapper aux avocats de son ex-femme, la mère de ses deux enfants dont il est séparé depuis 2006 et à qui il doit aujourd'hui plus de 100 000 euros d'arriérés de pension alimentaire. Selon de nombreux visiteurs, les 600 m2 de l'avenue Georges-Mandel (domicile de Takieddine, dans le XVIe arrondissement de Paris) - l'ancien hôtel particulier de Félix Houphouët-Boigny - sont désormais quasi vidés de ses lustres rutilants et de ses ornements rococo.
Gobelins. Dans les conteneurs, les huissiers ont découvert une tapisserie des Gobelins, des huiles du XVIIe siècle qui se monnaieraient autour de 15 000 euros. Autres objets de valeur : des tables marquetées, de l'argenterie, un lustre en bronze




