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Récit

Affaire Bettencourt : la police chez les Sarkozy

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Des perquisitions ont été effectuées hier dans trois lieux, dont le domicile parisien de l’ex-président, à la demande du juge Gentil.

Devant le domicile de Nicolas Sarkozy, le 3 juillet 2012. (Photo Mal Langsdon. Reuters)
Publié le 03/07/2012 à 22h28

Il pensait s’être déjà débarrassé des juges. Depuis quelques jours, Nicolas Sarkozy claironnait sa victoire contre les magistrats de l’affaire Bettencourt après leur avoir remis, le 15 juin - soit la veille de la perte de son immunité présidentielle -, la copie de ses agendas 2007. Un document prouvant selon lui qu’il n’avait jamais reçu la moindre enveloppe de cash illégale de la famille Bettencourt pour financer sa première campagne. Manqué.

Hier matin, le juge d'instruction bordelais Jean-Michel Gentil et une dizaine de policiers de la brigade financière se sont rendus au domicile de Carla Bruni-Sarkozy où vit le couple, dans le XVIe arrondissement de Paris, pour effectuer des perquisitions. Le magistrat en charge du volet «financement illicite de parti politique» s'est également rendu rue Miromesnil, où un bureau a été mis à la disposition de l'ex-chef d'Etat, ainsi qu'au cabinet d'avocats Arnaud, Claude et associés, dans lequel Nicolas Sarkozy détient des parts, d'après le Monde, qui a révélé l'information hier.

«Ces perquisitions, alors qu'avaient été envoyés à ce magistrat, depuis quinze jours, tous les éléments nécessaires, se révéleront être […] des actes inutiles», a réagi Thierry Herzog, conseil de Nicolas Sarkozy, parti lundi en vacances au Canada. Le 15 juin, l'avocat avait envoyé au tribunal de Bordeaux la copie de l'agenda 2007 de l'ex-candidat. Sur ces pages figure une seule fois le nom des Bettencourt, le 24 février. L'avocat conte

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