François Hollande a retrouvé les routes de France, vendredi après-midi à l'occasion de la 18e étape de la Grande Boucle (lire aussi page 16), entre Blagnac et Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Un choix d'étape qui n'avait rien d'anodin, avec une arrivée dans le département dont le Président a longtemps été le député. «J'ai voulu rappeler par ma présence que j'étais redevable à ce territoire», a-t-il expliqué. Il a accompagné les coureurs sur un bout de parcours au côté de Christian Prudhomme, le directeur du Tour, avant de participer à la remise des trophées du jour. Puis de partir inaugurer «Brive-Plage» en compagnie du maire de la ville, mais sans la «first girlfriend», Valérie Trierweiler.
«La France a des magnifiques paysages mais ce n'est pas tout», a expliqué François Hollande, ajoutant que cela devait aussi permettre de rappeler les inégalités qui traversent le territoire. Il s'est également livré à un parallèle entre cyclisme et politique. «Dans les deux domaines, il faut un entraîneur, une équipe, des équipiers qui travaillent dur», a-t-il avancé. «Comme son équipe l'a fait pour Bradley Wiggins.»
Il s'est ensuite adonné à un bain de foule marathon de près de quarante minutes, comme il les affectionne, avec des Corréziens visiblement ravis du contact avec «François». «Je l'ai touché, je l'ai touché !» exulte un ado. Un autre l'interpelle : «François, tu prends l'apéritif ? Viens avec Valérie !»




