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La BCE veut-elle sauver l'euro au prix de la démocratie?

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Chaque lundi, l'économiste Alexandre Delaigue pose une question économique qui fâche politiquement.

ParAlexandre Delaigue
chroniqueur économique
Publié le 30/07/2012 à 15h03, mis à jour le 30/07/2012 à 15h27

Si quelqu'un doutait encore que la Banque Centrale Européenne est la clé de la résolution de la crise de la zone euro, la semaine dernière devrait lui avoir ouvert les yeux. Il a suffi d'une remarque floue de son président, Mario Draghi, affirmant dans un discours que la BCE ferait « tout le nécessaire » afin de sauver la zone euro, pour apporter le calme immédiat sur les marchés des dettes publiques espagnoles et italiennes.

On l'a déjà dit ici: la BCE, depuis le début de la crise, fait pression sur les gouvernements, en agitant carotte et bâton, pour faire sauter les souverainetés nationales et forcer les gouvernements à faire ce qu'elle considère comme nécessaire pour pérenniser la zone euro. En mettant du temps à soutenir la dette publique italienne, parce que Berlusconi tardait à mettre en œuvre les réformes qui lui avaient été demandées dans une lettre secrète de Jean-Claude Trichet, la BCE avait causé une crise politique en Italie et poussé Berlusconi à la démission.

Comme le rappelait récemment l'économiste Karl Whelan, la BCE dispose d'un autre instrument qui lui permet de contraindre les politiques

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