Psychiatres et analystes s’inquiétaient, il y a cinq ans, de l’obsession du président Sarkozy chez leurs patients. Objet mimétique ou rejeté, il avait envahi les inconscients. François Hollande ne court pas ce risque. RAS pour le début de mandat de cet homme tranquille. A la frénésie de la session spéciale de 2007 encombrée par une avalanche de textes qui ont estampé le sarkozysme, s’opposent quelques semaines pépères. Une seule loi - sur le harcèlement sexuel qu’un vide juridique rendait nécessaire - et un collectif budgétaire qui détricote avec méthode et raison les pires marqueurs du sarkozysme. Fini l’exonération fiscale des heures supplémentaires ou les allégements d’impôts sur les successions.
Ce n’est pas rien, mais on est loin des cent jours des présidents qui ont fait l’histoire. Hollande ne sera pas Roosevelt. Le dur des réformes si on en croit le séminaire d’hier sera pour la rentrée. Les rapports des différentes commissions et instances de dialogue, que ce soit sur l’automobile ou la défense, auront été préparés et rendus. Cette méthode de concertation a sa vertu après la frénésie angoissante et égotiste de son prédécesseur. Il fallait rasséréner et apaiser les Français. Mais elle a aussi ses limites. Les attentes des électeurs sont à la mesure de la crise qui frappe le pays. Il va falloir se lancer. Sur le chômage ou la formation, sur la projection de la France à l’extérieur ou la santé. Sur la culture ou la morale publique.
«Pas de temps à perdre», comme




