Tranquille, François Hollande. Jeudi soir le Conseil constitutionnel a estimé que la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) européen - et sa «règle d'or» d'équilibre budgétaire - ne nécessite pas une réforme de la Constitution mais une simple loi organique. Le Président a pris acte de cette décision via un communiqué et reprit la «pause», terme qu'il emploie pour qualifier ses deux semaines de vacances au fort de Brégançon (Var).
Déjà rédigés, les projets de loi - ratification et règle d’or - devraient être adoptés sans encombre par le Parlement à la rentrée, lors de la session extraordinaire prévue la dernière semaine de septembre. Le Président dispose en effet de la majorité nécessaire.
A droite beaucoup critiquent la non-inscription de la règle d'or dans la Constitution, défendue en son temps par Nicolas Sarkozy. «Il y a un an, la précédente majorité avait fait le choix courageux d'une discipline budgétaire garantie par la Constitution. Le nouveau président et sa majorité préfèrent l'apparence de la discipline. Entre leurs mains, la règle d'or va se transformer en règle molle», dénonce Gilles Carrez, président (UMP) de la commission des finances à l'Assemblée nationale. A gauche, la plupart des critiques portent sur le contenu même du traité, beaucoup, notamment, à l'aile gauche du PS, jugeant insuffisant le volet croissance obtenu par Hollande fin juin. «Il aurait fallu négocier davantage, il y avait un espac




