Ils viennent de découvrir l’Assemblée nationale ou ils sont plus… expérimentés. Mais tous sont cumulards. Et fiers de l’être. Chacun d’eux explique les raisons (toujours bonnes à leurs yeux…) qui les obligent, à les entendre, au cumul avec un mandat de patron d’exécutif local. Témoignages d’élus socialistes.
Pascal Cherki Député et maire du XIVe arrondissement de Paris
«Comparés aux maires, les parlementaires ont très peu de moyens»
«Je ne suis pas concerné. Ni par la loi ni par la réforme des statuts de mon parti, car les mairies d’arrondissement et de secteur de Paris, Lyon et Marseille ne sont pas considérées comme des communes de plein exercice. Cette question du non-cumul est très compliquée, sérieuse, et ne se réglera pas à coup de morale. Je comprends mes collègues parlementaires qui disent attendre une loi. Il faut trouver un compromis avec l’opposition. Je suis pour une restriction du cumul des mandats, mais je suis aussi pour un vrai statut de l’élu. Notre travail de lien avec les électeurs, c’est deux tiers de notre temps. Or les parlementaires ont très peu de moyens par rapport à ceux des maires : deux ou trois collaborateurs et un local en circonscription, quand un maire dispose, lui, de toute une équipe et de ses services municipaux.
«Si on désarme unilatéralement les députés, ils resteront moins à l’Assemblée pour bosser sur les dossiers parce qu’ils veilleront à se montrer en circonscription pour assurer leur réélection. Un exemple sur cette question des moyens : je suis membre de la commission des finances. Avec deux assistants parlementaires, je ne peux pas m’en sortir ! Regardez les




