C'est l'un des outils du renouvellement. L'une des manières de déverrouiller les partis politiques. Et de faire arriver aux manettes d'un exécutif ou sur les bancs d'un hémicycle des femmes, des plus jeunes, des moins blancs. Le non-cumul des mandats est l'une des voies de la parité. «C'est le partage du pouvoir et des responsabilités», résume Olga Trostiansky, élue PS à Paris et membre fondatrice du Laboratoire de l'égalité qui milite pour plus de parité, tant économique que politique.
Adeline Hazan, maire de Reims et secrétaire nationale du PS aux droits des femmes, l'a rappelé aux récalcitrants : «Avant même qu'une loi sur le non-cumul des mandats soit votée», les parlementaires socialistes «doivent respecter leurs engagements». «Il en va de la construction de la parité, de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la vitalité de notre démocratie», a-t-elle conclu.
L'Assemblée nationale, où seuls 138 députés sur 577 élus en juin n'exerçaient qu'un seul mandat, est constituée à 73% d'hommes. Si ces législatives l'ont certes fait remonter (de trente places) dans les classements internationaux, la France est encore à la traîne : 39e mondiale et 9e européenne… Les autres pays, eux, ont pratiquement banni le cumul des mandats.
La fin de cette exception française est réclamée par les féministes depuis des lustres. Pétitions et appels se sont multipliés avant les élections. «Parmi les mécanismes qui barrent aux femm




