Pourquoi toujours cette impression lassante que ça coince et renâcle ? Qu'engagements et principes sont déjà mâchouillés, ramollis, lessivés ? Après le droit de vote des étrangers, qui attendra son heure, le récépissé en cas de contrôle policier, qui verra peut-être venir la sienne, c'est désormais au non-cumul des mandats d'entrer dans la grande zone de flou. «Ça a des avantages !» disent, la main sur le cœur, ceux qui ne veulent pas abandonner une once de pouvoir. Autrement plus nombreux, et indiscutables, les inconvénients : verrouillage de la classe politique, impossibilité de percer le plafond de verre pour les jeunes, les femmes, les Français venus d'ailleurs qui voudraient se lancer dans la bataille. Que les sièges soient majoritairement réservés, en dépit de quelques très petits progrès, à des hommes blancs d'un âge certain ne semble pas déranger les grands barons du PS, établis dans leurs «fiefs». Et prêts à s'asseoir sur le vote des militants et les engagements de Martine Aubry, pourtant très clairs sur la fin du cumul et des cumulards. Drôle de conception de la démocratie. D'autant que la gauche au pouvoir a toujours conjugué gestion quotidienne des affaires de l'Etat et «mise à jour» des valeurs républicaines. Ainsi, dans des registres très différents, de l'abolition de la peine de mort ou, si la mesure n'est pas elle aussi enterrée d'ici là, du mariage pour tous. Symboliques, ces mesures ? Oui. Mais le symbole est un acte politique au sens plein qui, en
EDITORIAL
Verrouillage
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Publié le 30/08/2012 à 22h06
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