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Libération

Rémunération des députés : Henri Guaino joue les Cosette

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Publié le 03/09/2012 à 21h36

«Il n'y a pas une seule démocratie au monde où les députés ont aussi peu de moyens pour faire leur travail.»

Henri Guaino le 16 juillet sur i-Télé

INTOX
Fiscalisation des indemnités des députés, suite. Le 26 septembre, l'élu centriste Charles de Courson redéposera une proposition d'amendement dans le prochain projet de loi de finance. Objectif : imposer les revenus liées à l'IRFM (l'indemnité représentative de frais de mandat, 6 412 euros bruts par mois) et, par conséquent, obliger les députés à donner le détail de l'utilisation de la somme. L'amendement avait déjà été rejeté par la commission des finances de l'Assemblée nationale le 11 juillet : la majorité des députés présents avait alors refusé. A l'époque, Henri Guaino, nouvel élu à l'Assemblée, avait argumenté : «Si les députés sont obligés de justifier chaque dépense, ils ne vont plus être des députés libres.» Et renchéri : «Il n'y a pas une seule démocratie au monde où les députés ont aussi peu de moyens pour faire leur travail.» Vraiment ?

DÉSINTOX
N'en déplaise à Henri Guaino, nos élus ne sont pas les plus mal lotis du monde démocratique. Pour preuve, une étude publiée en 2011 par l'institut national de statistiques italien (l'Istat)

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