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Interview

«A un moment, il faut tourner la page»

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Jérôme Fourquet directeur adjoint opinion et stratégie à l'Ifop

Publié le 07/09/2012 à 22h16

«On peut parler de nostalgie à droite vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, car il a durablement marqué les esprits dans son camp. En revanche, je pense qu’il ne faut pas généraliser à tout le pays. On peut aussi se demander si ce phénomène ne s’explique pas car nous sommes seulement trois mois après la présidentielle, et l’UMP n’a pas encore retrouvé de chef. Si Fillon est élu en novembre, est-ce que la nostalgie perdurera ? Le fait qu’il laisse planer le doute sur son retour en politique entretient cette nostalgie.

«Ce qu’il faut surtout voir c’est que les sympathisants de droite sont encore très nombreux, près d’un sur deux, à souhaiter qu’il continue à jouer un rôle dans la vie politique. Pour quelqu’un de battu, tellement décrié, et seulement trois mois après sa défaite, c’est pas mal ! Il faudra reposer la question dans six mois, un an.

«Les candidats à la présidence du parti, eux, instrumentalisent ce sentiment de nostalgie, et c’est une stratégie payante. Selon moi, François Fillon et Jean-François Copé ont raison de faire assaut de sarkozysme car la base de l’UMP reste profondément attachée à l’ancien Président. Pour la plupart d’entre eux, son bilan est jugé de façon positive. Fillon joue sur cette corde mais prend aussi ses distances avec Sarkozy sur certains aspects de sa personnalité, comme son style, qui était très critiqué. Il met en avant un style plus posé.

«Il est évident que la référence à Nicolas Sarkozy est utile pour conquérir la machine UMP, par contre, je suis m

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