Ils se claquent la bise, sur un bout de trottoir du XVIIIe, derrière la mairie. C'est leur rentrée. Il est 20h30, à Paris, un soir de septembre. La réunion de leur section PS va commencer. Ils badinent, s'attardent un peu, le sourire aux lèvres. C'est bon la victoire.
Cette année, ils ont participé à la primaire, transpiré, fait du porte-à-porte, distribué des tracts, fait les marchés, recraché le programme de François Hollande. Et gagné. Aujourd'hui, les militants socialistes s'interrogent sur leur utilité. Et sur leur rôle. Ils n'ont ni envie de tirer au canon sur le gouvernement, ni de se transformer en béni-oui-oui. Difficile équilibre. «On est un peu désarmés, confie Jean-Philippe Daviaud, le secrétaire de la section Jean-Baptiste-Clément, on oscille entre le soutien et l'autonomie.»
Un congrès, à quoi ça sert
A l'intérieur, les voilà sages. Disciplinés. Ils sont une cinquantaine à écouter Fabrice, un militant lancé dans une explication très pédago sur «le congrès». Il y a une présentation Power Point, il faut dire qu'un congrès socialiste, avant d'avoir baigné dedans, on se demande comment ça marche et à quoi ça sert, à part s'entre-déchirer...
A cet égard la présentation n'élude pas les heures les moins glorieuses du PS. «En 2008, après le congrès de Reims, tout le monde se souvient du deuxième tour, où Martine Aubry a obtenu




