Pourquoi appelez-vous à voter pour le traité?
Parce qu’il permet de rééquilibrer la politique européenne. Je suis donc favorable à ce que nous poussions la porte qu’entrouvrent le TSCG (1) et le mécanisme européen de stabilité (MES), pour qu’ensuite la France propose et obtienne une autre politique européenne. Et qu’Europe Ecologie, qui fait partie de la majorité, pousse le gouvernement à la rééquilibrer de façon encore plus radicale. La question n’est pas de dire oui ou non à un bon ou à un mauvais texte. Ce traité est l’expression des contradictions de l’Europe d’aujourd’hui. L’essentiel est qu’il offre une perspective keynésienne pour l’Europe, autrement dit une possibilité de relance, notamment grâce au «New Deal écologique» que nous prônons. Hollande devra donc faire preuve d’imagination et ce n’est possible que s’il a toute sa majorité avec lui.
Que répondez-vous à ceux qui disent que le TSCG c’est l’austérité pour toujours et un abandon de souveraineté?
Le premier poste du budget français, c’est 50 milliards pour rembourser la dette passée. La souveraineté politique de la France est donc de plus en plus réduite. La France ne regagnera sa souveraineté que si elle réussit avec ses partenaires européens le basculement vers une souveraineté économique et budgétaire européenne. Le problème de l’austérité est réel mais précédait le TSCG. Il faut arrêter de croire que c’est uniquement par le déficit qu’on finance une politique publique de relance. C’est ce que les socialistes essayent d’imposer aux écologistes en disant qu’ils feront de l'écologie quand ils auront de l’argent. Ils prennent le problème à l’envers. L’intention des




