Coprésident du groupe vert au parlement européen, Daniel Cohn-Bendit considère que le Traité offre une nouvelle perspective.
Pourquoi appeler à voter pour le Traité ?
Il permet de rééquilibrer la politique européenne. Je suis donc favorable à ce que nous poussions la porte qu’entrouvrent le Traité de stabilité, de coordination et de gouvernance (TSCG) et le Mécanisme européen de stabilité (MES), pour qu’ensuite la France propose et obtienne une autre politique européenne. Et qu’Europe-Ecologie, qui fait partie de la majorité, pousse le gouvernement à la rééquilibrer de façon encore plus radicale. La question n’est pas de dire oui ou non à un bon ou à un mauvais texte. Ce traité est l’expression des contradictions de l’Europe d’aujourd’hui. L’essentiel est qu’il offre une perspective keynésienne pour l’Europe, autrement dit une possibilité de relance notamment grâce au «new deal écologique» que nous prônons.
Que répondez-vous à ceux qui disent que le TSCG c’est l’austérité pour toujours et un abandon de souveraineté ?
Le premier poste du budget français c’est 50 milliards pour rembourser la dette passée. Notre souveraineté politique est donc de plus en plus réduite. La France ne regagnera sa souveraineté que si elle réussit, avec ses partenaires européens, le basculement vers une souveraineté économique et budgétaire européenne. Le problème de l’austérité est réel mais précédait le TSCG. Il faut arrêter de croire que c’est uniquement par le déficit qu’on finance la relance.
Votre oui semble davantage un oui stratégique qu’un oui d’adhésion ?
C’est un oui stratégique qui adhère aux possibilités qu’ouvre le TSCG. Je dis votez oui, parce qu’on va ensuite pouvoir faire de la politique. C’est un risque




