Manuel Valls n'en veut décidément pas. Comme le révélait Libération, le ministre de l'Intérieur a pour projet d'abandonner la mise en place d'un récépissé délivré lors des contrôles d'identité. La mesure avait pourtant été défendue par le Parti socialiste pendant la campagne de François Hollande.
Thierry Marchal-Beck, président du Mouvement des Jeunes socialistes et co-auteur du livre Contrôle au faciès, comment en finir?, répond à Libération.
Comment réagissez-vous à l'opposition de Manuel Valls à l'utilisation du récépissé lors des contrôles d'identité?
Le récépissé, c'est primordial dans la lutte contre les contrôles au faciès. C’est une méthode qui a été testée et approuvée en Angleterre, en Espagne, aux Etats-Unis et au Canada. En plus, c’était dans le projet du Parti socialiste qui a été adopté à l’unanimité. Nous, au MJS, on défendait l’application directe de ce procédé mais si Manuel Valls a des doutes alors on peut mettre en place des expérimentations. La maire de Lille, Martine Aubry, a proposé devant les jeunes socialistes d’expérimenter cette mesure dans sa ville. On sait qu’il y a des discriminations et un manque de confiance entre la police et les gens, et c’est le rôle de Valls de s’attaquer à ce problème.
C'est une mesure particulièrement chère au MJS, vous l’aviez déjà interpellé à ce sujet?
En août 2011, au MJS nous avions proposé un «Pacte pour les jeunes» contenant huit mesures, dont la mise en place du récépissé. Et tous les candidats à la primaire socialiste (dont Manuel Valls) sont venus devant nous




