Valls-Taubira, le torchon brûle. Sitôt un président socialiste élu, voilà le premier, ministre de l'Intérieur, traité de droitier et la seconde, chargée de la justice, taxée de laxiste. Scénario éternel dans une histoire qui, hélas, n'en finit pas de se répéter. La police et la justice ne font pas bon ménage, sauf quand la droite est au pouvoir. On l'a vu avec la loi scélérate dite «sécurité et liberté», concoctée par le ministre de la Justice Alain Peyrefitte, âprement discutée par l'opposition, promulguée début 1981, avant de finir aux oubliettes. François Mitterrand avait promis son abrogation et il tint sa promesse. Ce qui n'empêcha pas illico un combat mémorable entre les ministres de l'Intérieur et de la Justice d'alors. Defferre et Badinter, déjà, n'avaient pas la même vision du monde, mais l'arbitrage de Mitterrand se fera en faveur du premier flic de France. Rebelote aujourd'hui : Manuels Valls cajole sa police parce qu'il la craint, Christiane Taubira milite contre l'incarcération à tout va parce qu'elle y croit. Mais est-ce encore possible de «militer» quand on occupe les bureaux de la place Vendôme ? La sécurité et la liberté sont les deux piliers de l'organisation de la cité, et tout se passe comme si elles étaient inconciliables. Parce qu'il faut beaucoup de courage et d'imagination pour empêcher l'une d'étouffer l'autre. Après cinq ans de gouvernance liberticide, la gauche cultive un goût excessif pour l'ambiguïté, et risque fort de s'en mordre les do
Éditorial
Rebelote
Réservé aux abonnés
Publié le 21/09/2012 à 19h06
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus