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Interview

Duflot : «J’ai perdu une partie de ma liberté de ton»

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En pleine période de désaccord entre le gouvernement et EE-LV, Cécile Duflot, ministre du Logement, explique sa position délicate.

Cécile Duflot, à Nantes, le 18 septembre 2012. (Photo Stéphane Mahé.Reuters)
Publié le 24/09/2012 à 22h06

Cécile Duflot, ministre du Logement et ancienne numéro 1 d’Europe Ecologie-les Verts, explique son soutien au gouvernement, en dépit de l’hostilité de ses amis à l’égard du traité budgétaire européen.

Après le vote d’EE-LV à 70% contre le Traité de stabilité, de coordination et de gouvernance (TSCG), allez-vous démissionner du gouvernement ?

La question du départ des écologistes ne se pose pas. La position du gouvernement sur le TSCG est connue. Je sais ce qu’est la solidarité gouvernementale et j’ai le sens des responsabilités. Nous avons fait le choix - et c’est à ce titre que je suis ministre de ce gouvernement - d’une majorité commune, socialistes et écologistes. Cela ne veut pas dire une fusion des uns et des autres. Il est tout à fait légitime que mon parti puisse s’exprimer sur les sujets qu’il souhaite.

Pourquoi êtes-vous restée silencieuse durant ce week-end, comme le dénonce Daniel Cohn-Bendit ?

Si j’avais été présente, on m’aurait rappelé que je ne suis plus chef du parti. Et que je n’ai pas à m’en mêler. Mon rôle n’est pas de morigéner mes amis écologistes.

C’est au moment où vous avez obtenu des gages importants de François Hollande sur le gaz de schiste et le démantèlement de Fessenheim qu’une nouvelle polémique vous replace en porte-à-faux…

A la conférence environnementale, le président de la République a fixé le cap de la transition écologique. La place des écologistes, c'est d'y participer pleinement. On ne m'a jamais prise en défaut de cette solidarité depuis que je suis ministre. J'ai un nouveau rôle. J'ai perdu une partie de ma liberté de ton. Mais j'ai gagné en capacité d'action. Cette polémique tombe le jour où je présente mon projet de loi [sur la mobilisation des terrains publics pour le logement social, ndlr]. Je suis aussi à l'aise pour porter ce projet que si Eva Joly était présidente de la République. Je sais que ma présence [au gouvernement] et celle d

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