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Récit

«Racisme anti-Blancs»: comment Copé reprend un couplet du FN

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Le secrétaire général de l'UMP, apôtre d'une droite décomplexée, fait campagne en piochant sans complexe dans le petit bréviaire du FN.

Jean-François Copé, candidat à la présidence de l'UMP, en visite dans la Sarthe, le 5 septembre 2012. (Photo Jean-François Monier. AFP)
Publié le 26/09/2012 à 12h38, mis à jour le 26/09/2012 à 16h28

Totalement décomplexé, Jean-François Copé. Dans un livre à paraître la semaine prochaine, et dont le Figaro Magazine s'est procuré les «bonnes feuilles», le député-maire de Meaux, Jean-François Copé, dénonce l'existence d'un «racisme anti-Blancs». Petit extrait:

«Un "racisme anti-Blancs" se développe dans les quartiers de nos villes où des individus – dont certains ont la nationalité française – méprisent des Français qualifiés de "Gaulois", au prétexte qu'ils n'ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu'eux.»

Ça vous dit quelque chose ? Normal. Le secrétaire général de l'UMP et prétendant à la présidence du parti n'a pas sorti ce «tabou» de son chapeau, mais a chipé l'idée... au Front national.

Antienne frontiste

En effet, cette antienne traîne dans la bouche des pontes frontistes depuis déjà plusieurs années. En 2003 déjà dans celle de Jean-Marie Le Pen, l'ancien président-fondateur du Front national. «Je ne m'interdis pas de dire qu'un Noir est noir (...). Il y a un racisme plus important, celui dont on ne parle pas, c'est le racisme anti-Blancs, dont sont victimes les Français de souche.»

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