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Pour Bayrou, le «centre est un» et c’est lui

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Rentrée . Le président du Modem a tenu à réaffirmer, hier, l’indépendance de sa famille politique.

ParChristophe Forcari
Envoyé spécial à Guidel (Morbihan)
Publié le 30/09/2012 à 22h16

François Bayrou pratique l’ouverture à l’extrême centre. Hier, dans son discours de clôture de l’université de rentrée du Modem, le président du mouvement a répondu une nouvelle fois au président de la toute nouvelle Union des démocrates et indépendants, Jean-Louis Borloo, et à sa tentative de réunir la famille centriste.

Si le patron du Modem n'a pas fermé la porte, il ne l'a pas, non plus, complètement ouverte : «le Mouvement démocrate affirme son offre de dialogue, de coopération, de travail en commun, de rapprochement, de démarche unitaire, d'unité à tous ceux qui s'inscriront au centre de la vie politique française»,a déclaré l'ex-député des Pyrénées-Atlantiques. Pour lui, «le centre ne sera fort que lorsqu'il sera uni, et il ne sera uni que lorsque tous ceux qui croient au centre y auront leur place et que personne n'aura besoin de se renier».

«Ersatz». Mais François Bayrou pose sa condition : «que le centre soit le centre, qu'il s'assume, qu'il soit fier de son identité. Autrement, il est un ersatz, une copie, et personne ne choisit la copie, on va droit à l'original». L'ancien candidat aux présidentielles de 2002, 2007 et 2012 réfute donc la notion de centre droit et d'une alliance quasi automatique avec la droite républicaine, comme l'a affirmé Jean-Louis Borloo lors de la création de l'UDI. «Si le centre existe, alors le centre est un. Il n'y a pas de centre droit, de centre gauche, de centre ailleurs. Le centre n'a pas

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