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Lamblin, élue verte et vertu de col blanc

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Publié le 18/10/2012 à 19h06

Quel soupçon de vert trafic de drogue ? Pour l'heure, Florence Lamblin, adjointe (EE-LV) au maire du XIIIe arrondissement de Paris et héritière cash de quelque 350 000 euros jusque-là hébergés sur un compte en Suisse, n'a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire que pour «blanchiment en bande organisée». Pour l'heure et selon son avocat, elle serait «tout juste passible de fraude fiscale».

J'adore ce «tout juste»…

C'est vrai, ça ! Le cambouis de la came, achat en gros, transferts en vedettes rapides et berlines «go fast», vente au détail, ça c'est mal, ça, c'est sale, et c'est même assez dangereux. Des intermédiaires en col plus ou moins blanc, premiers ou seconds couteaux s'en chargent, et l'on préjugera volontiers que l'édile du XIIIe ne s'est pas salie les mains à dealer des barettes de chichon sur les flans de la Butte-aux-Cailles ou à l'ombre de la Poterne des Peupliers. En revanche, s'indigner d'une plausible fraude fiscale (aux Etats-Unis, le «white color crime» - jeu de mots sur white collar, col blanc - par excellence), voilà qui dénote une assez fâcheuse tendance à l'indignation «populiste», tendance «tous pourris». Bouchons-nous le nez, laissons cela à la famille Pen et regardons ailleurs. Ainsi firent les gazettes, curieusement discrètes depuis le week-end dernier (1) et prenant de conserve l'opportune tangente d'une «petite phrase» du ministre Peillon relative à la dépénalisat

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