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portrait

Guillaume Bachelay. Fini de flinguer ?

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Ce docteur en philosophie, fabiusien et fan de Michel Audiard, sniper du candidat Hollande, est le nouveau numéro 2 du PS.

(Photo Frédéric Stucin)
Publié le 24/10/2012 à 19h07

Dire à Guillaume Bachelay qu'il est un mercenaire, c'est se retrouver cloué d'un regard sur une chaise en PVC, sous le néon d'une petite permanence sans fenêtre : «Un mercenaire, ça n'a pas d'idéal, ça se vend !» Plus de philosophie, plus de socialisme, plus de cet humour vache qui fait sa réputation. Le numéro 2 du PS sort ses griffes, des éclairs bleus derrière ses lunettes cerclées d'acier, un faux air de Jospin quand il arrête d'être aimable. Soldat à la rigueur, ou résistant comme son grand-père. Mais pas mercenaire : «Moi, je soutiens les gens qui portent mes idées, et je fais tout pour que ça marche, avec mes convictions. Je fais le boulot.» Le boulot d'un homme d'appareil. Pousser Fabius, puis Aubry, puis Hollande dans le sinueux chemin vers l'Elysée. Quand il le faut, dézinguer les copains d'avant et d'à côté, avec les formules qui tuent. Les voir résumées en «petites phrases», cette réduction de têtes médiatique, fait plisser son front de docteur en philosophie «hégélien» : «La forme brève crée du mouvement et du chaos, théorisait-il, il y a quelques années pour Libération, l'humour est l'arme politique la plus efficace. Un peu comme un silencieux.» Le philosophe est aussi grand fan de Michel Audiard. Les Tontons flingueurs, Un taxi pour Tobrouk, il peut en réciter tous les dialogues.

En 2007, plume de Laurent Fabius, Guillaume Bachelay sabotait la campagne de «Blanche Neige» (Ségolène), parodiait ses

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