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Billet

Droite, une identité en chantier

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A l'issue du débat entre Fillon et Copé, le positionnement vis-à-vis du FN reste un point de clivage.

Publié le 25/10/2012 à 23h03

Quelle serait la nature de l’affrontement ? Deux hommes, deux styles, deux tempéraments, deux manières de faire de la politique ou deux droites ? Le débat entre Jean-François Copé et François Fillon, inédit sous cette forme dans leur famille politique, a dû laisser sur leur faim bien des téléspectateurs, donc aussi des citoyens, y compris de droite. Rien dans le sage agencement de «Des paroles et des actes» n’est venu bouleverser, ni même renouveler, l’image de ces deux figures familières de la vie politique française.

Jean-François Copé fut, à son habitude, pugnace, mordant, cinglant, comme lorsqu’il dirigeait le groupe UMP à l’Assemblée; François Fillon plus madré, en docte retenue, cultivant cette distance acerbe qui fit son style pendant ses cinq années à Matignon. Tous deux tapèrent avec la même vigueur sur le gouvernement et le Président de la République. Tous deux décrivirent les mesures qu’il faudrait prendre pour relancer l’économie française et qu’ils ne prirent pas quand ils en avaient le pouvoir. Tous deux firent assaut d’amour à l’égard de Nicolas Sarkozy, quitte à recycler certaines des positions et des lubies perdantes de sa campagne présidentielle perdue.

Quant au débat, climax de la soirée soigneusement repoussé en fin d’émission pour entretenir le suspens télévisuel, il fut ronronnant puis plus tendu. Il permit, enfin, de rendre visible une différence politique entre les deux prétendants à la direction de l’UMP sur la seule vraie question posée par le sarkozy

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