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Libération
EDITORIAL

Débat

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Publié le 18/11/2012 à 23h16

L’affaire de Notre-Dame-des-Landes pose au moins deux problèmes à Jean-Marc Ayrault. Il s’agit tout d’abord de mesurer les conséquences de cette colère verte pour la majorité. Aujourd’hui, le Premier ministre, soutenu par le chef de l’Etat, fait le pari que le mouvement de contestation va s’estomper et que «l’Ayraultport» ne provoquera pas son crash politique comme le CPE avait entraîné Villepin à sa perte. Le pari est risqué mais, avec des ministres écologistes bien calés dans leurs fauteuils et de plus en plus éloignés de leur base, il n’est pas impossible. L’autre problème, au-delà du simple dossier de l’aéroport de Notre-Dames-des-Landes, pose la question du modèle de développement pour certaines régions françaises et européennes. Décidé à la fin des années 60, le projet nantais ne correspond plus à la réalité du siècle. Le Grenelle de l’environnement a acté le fait que la France n’avait nul besoin d’un nouvel aéroport d’autant que l’accroissement du trafic aérien et des émissions de gaz à effet de serre présentaient un danger réel. Par ailleurs, les difficultés considérables rencontrées par les grandes compagnies aériennes, au profit des low-cost, fragilisent un peu plus ces grands projets. Bref, les conditions économiques, financières et environnementales qui ont présidé au choix de Notre-Dame-des-Landes sont désormais largement remises en cause.

Plutot que de s’arcbouter sur une décision ancienne et chercher à clore la polémique, le Premier ministre devrait sans doute

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