Confusion et blocage persistant. Au dixième jour de conflit, la bataille de l'UMP a pris hier des allures de drôle de guerre. De chaque côté de la ligne de front, chacun s'accusait de ne pas satisfaire aux conditions d'une paix négociée. Dans une sommation formulée vers midi, Jean-François Copé a fait de la dissolution «avant 15 heures» du groupe parlementaire créé par les fillonistes le préalable à toute négociation. L'ex-Premier ministre a aussitôt fait savoir qu'il ne cédait pas «aux ultimatums chronométrés». Le groupe existera «tant que ne seront pas réunies les conditions d'un nouveau vote serein», a précisé le député Jérôme Chartier. Michèle Tabarot, proche de Copé, a aussitôt affirmé que les discussions étaient terminées : «Maintenant, nous arrêtons, nous nous mettons au travail», a lancé la nouvelle secrétaire générale de l'UMP. De son côté, le vice-président Luc Chatel, numéro 2 de Copé, semblait toutefois vouloir garder la porte entrouverte.
Célébrée mardi comme une possible sortie de crise, l'hypothèse d'un référendum sur une nouvelle élection était loin de faire l'unanimité. Après la création d'un groupe distinct à l'Assemblée nationale, les sénateurs fillonistes sont à leur tour passés à l'offensive hier en votant une motion appelant à un nouveau scrutin. François Fillon est venu lui-même au palais du Luxembourg, «non pas pour donner une consigne de vote mais expliquer à nouveau quel était son état d'esprit», selon un




