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Libération

A Le Pen, car elle bâtit sur les ruines

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Publié le 30/11/2012 à 22h13

La machine ronronne en permanence. Un bruit de fond qui réjouit les militants. Car c'est le signe que les affaires prospèrent. L'appareil sort une à une les toutes nouvelles cartes d'adhérent du FN. Au siège du parti d'extrême droite, l'opération a lieu tous les mercredis. Ces derniers jours, à Nanterre (Hauts-de-Seine), le service des adhésions est en surchauffe et a fait venir des bénévoles. «On a eu 2 924 adhésions en une semaine. La semaine dernière, 1 950 en trois jours», avance Sandrine Leroy, la responsable. En moyenne, ce chiffre est de 1 200-1 500 pendant la présidentielle, moment propice à l'engagement. Ce ne sont pas toutes des nouvelles adhésions, mais la part des renouvellements est moindre que d'habitude.

La formation de Marine Le Pen a de quoi se réjouir, la guerre à l'UMP lui profite. Pour l'instant. C'est en tout cas ce que pensent 38% des Français, interrogés par l'institut CSA pour BFM TV. «Ce déballage excessif aura des conséquences terribles pour l'UMP aux prochaines élections», prédit même Steeve Briois, secrétaire général du FN. En ligne de mire, les municipales et les européennes de 2014. Le Pen imagine déjà une grande «recomposition», sur les décombres de la droite. Depuis quelques jours, les cadres du parti s'échangent des SMS : on signale dans le Var, en quarante-huit heures, plus de 30 adhésions d'UMP, la veille encore 50 de plus, 47 personnes en Moselle veulent changer de parti en bloc… «Ils étaient probablement en r

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