Ce devait être le symbole de la rupture avec le sarkozysme. La marque d'une autre pratique politique. François Hollande en avait fait le serment devant les ouvriers. Et il l'a réitéré hier soir. Oui, il s'engageait à sauver Florange comme Sarkozy l'avait prétendu pour Gandrange ; mais lui, tiendrait parole. «Parce que je ne veux pas, moi, me retrouver dans la situation d'être élu un jour sur une promesse et ensuite ne pas revenir parce qu'elle n'aurait pas été tenue», avait-il lancé, juché sur un camion devant la foule des métallos. C'était le 24 février, il y a dix mois. Dix siècles… L'espoir que le candidat Hollande avait fait naître, le Président l'a laissé s'éteindre avec l'annonce par Mittal de son retrait du projet Ulcos. La colère et les larmes des ouvriers sont légitimes. Et pas seulement parce que François Hollande n'a pas tenu sa promesse. La déception des ouvriers de Florange répond à la posture de Jean-Marc Ayrault tout au long de la semaine. Après avoir balayé la proposition de Montebourg, son ministre du Redressement productif, de nationaliser le site, après avoir affirmé que Mittal s'était plié aux volontés du gouvernement et après avoir fait la sourde oreille aux critiques syndicales justifiées, le Premier ministre a essuyé hier un revers cinglant. Cette défaite du chef du gouvernement qui aurait été abusé par Mittal ou, pire encore, aurait signé en connaissance de cause un mauvais accord, laissera des traces dans l'opinion et fragilisera son autorit
EDITORIAL
Colère
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ParEric Decouty
Publié le 06/12/2012 à 22h16
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