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Les femmes lassées des vains pouvoirs

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Rencontre. Des élues de gauche et de droite lancent aujourd’hui un réseau contre l’inégalité en politique.

Najat Vallaud-Belkacem, le 24 août. (Photo Stéphane Mahe. Reuters)
Publié le 06/12/2012 à 21h47

Elle est polytechnicienne, a travaillé à la direction du Trésor et milite à la Barbe, un collectif d'activistes qui se griment en hommes pour «féliciter» les assemblées trop masculines. Julia Mouzon, 28 ans, est l'organisatrice du «premier forum national de femmes politiques», qui se tient aujourd'hui et demain à la Maison des polytechniciens, à Paris. Des élues de toute la France vont venir discuter de «l'innovation en politique», avec des ministres ou anciens ministres, des députés, des responsables de parti. Mais c'est surtout le lancement d'un réseau, parrainé entre autres par les sénatrices Chantal Jouanno (UDI) ou Laurence Rossignol (PS). Une démarche originale et assez peu hexagonale, qui mise sur une forme de complicité entre les femmes de gauche et de droite. «On sait que c'est plus difficile pour les femmes en politique. On peut dire "c'est dégueulasse", mais il vaut mieux s'y préparer», dit Julia Mouzon.

«Inégalité». Ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem soutient l'initiative : «Cela rend visibles les inégalités qui existent entre femmes et hommes en politique, sur la prise de parole, la visibilité médiatique, la difficulté d'articuler les temps de la vie, et cela permet de proposer des outils.»

Géraldine Poirault-Gauvin, conseillère UMP de Paris, fait partie de l'équipe qui a préparé ce forum. «Un jour, j'en ai eu marre de rédiger des notes et des discours pour des hommes qui en tiraient tous

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